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L’enquête ANRS-VESPA 3, c’est quoi ?

Vous vivez avec le VIH ? Ce qui vous manque, ce qui vous aide, ce dont vous avez besoin pour bien vivre, c’est ce que mesure l’enquête ANRS-VESPA 3.

Ce projet de recherche, financé par l'ANRS-MIE, fait suite aux enquêtes VESPA (2003) et VESPA 2 (2011) et a pour but de dresser un tableau détaillé des conditions de vie de personnes vivant avec le VIH.

Pour comprendre en quoi ça consiste voir la vidéo de présentation ici

Ça sert à quoi ?

Outre les nombreux articles publiés dans les journaux scientifiques, les résultats des enquêtes VESPA précédentes ont nourri les recommandations d’experts dans le domaine de la prise en charge sociale des personnes vivant avec le VIH et ont largement contribué à l’information des professionnels-les, des associations et des institutions.

 

Cette nouvelle enquête permettra de mesurer l’évolution des conditions de vie des personnes vivant avec le VIH par comparaison aux précédentes enquêtes VESPA et à la population générale. VESPA 3 va ainsi chercher à décrire :

  • La façon dont les inégalités sociales et territoriales impactent l’accès aux soins

  • La qualité des relations avec les professionnels-les de santé

  • Les parcours professionnels et l’impact de la séropositivité sur le travail

  • La qualité de vie affective et sexuelle

  • Le bien-être psychique

  • Les différences de vécus et de parcours de vie selon l’âge au moment de la découverte de la séropositivité et le nombre d’années vécues avec le VIH, dont le vieillissement des personnes.

  • Les conséquences de la crise Covid19

Merci à vous !

L’ensemble des équipes de recherche et le groupe TRT-5 CHV remercient vivement les 2998 personnes qui ont participé à l’enquête VESPA 3.

L'enquête s'est déroulée sur 12 mois : du 13 novembre 2023 au 13 novembre 2024 avec un pic du recrutement entre mi-décembre jusqu’à fin mars. Elle s’est tenue dans les 68 hôpitaux tirés au sort pour participer à ce projet.

La durée globale des entretiens lors de VESPA 3 (données brutes) a été en moyenne de 1 heure 19 minutes. 

Vous avez apprécié de pouvoir répondre sur rendez-vous en face-à-face ou au téléphone puisque grâce à cette nouvelle modalité le taux de participation à VESPA 3 a été amélioré par rapport aux versions précédentes.

Parmi vous, 37 personnes ont accepté, en plus de l’enquête conventionnelle, de participer à un entretien plus long avec un-e chercheur-se, destiné à une étude complémentaire pour parler de votre vécu.

Parmi les 2998 participants.es, deux tiers étaient des hommes, un tiers des femmes et 48 des personnes trans, l’âge variait de 18 à 93 ans, la moitié des participants-es étaient nés-es en France et étaient en situation d’emploi.

 

Un immense merci à vous toutes et tous d’avoir transmis aux équipes de recherche les données essentielles au travail de recherche qui a commencé depuis maintenant un an afin de produire une analyse complète et détaillée de vos vies, de vos vécus, de vos plaintes et de vos besoins.

Point d'étape

Depuis la fin de l’enquête jusqu’à l’automne 2025 les équipes de recherche ont procédé à une première étape, longue et délicate : le nettoyage et la constitution des bases de données.

Une présentation synthétique de l’enquête et de son déroulé a déjà été réalisée lors du congrès de la Société Française de Lutte contre le Sida en novembre 2025 à Montpellier qui a réuni experts-es, soignants-es, associations, scientifiques et industrie pharmaceutique.

Deux présentations orales sont également prévues début mai 2026 au congrès de l’AFRAVIH à Lausanne qui porteront sur :

  • Facteurs associés au dépistage tardif du VIH chez les personnes vivant avec le VIH dans l'étude VESPA-3 - G.-B. Hedible

  • Évènements marquants de la vie sexuelle et reproductive des femmes vivant avec le VIH en France métropolitaine selon leur statut migratoire dans l’enquête VESPA-3 en 2024 - M. Ali Ahmed

A la fin de l’année 2026, les premières synthèses des données recueillies seront officiellement publiées dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé Publique France.

 

Ensuite, les différentes équipes de recherche de VESPA 3 entameront l’analyse fine des données de l’enquête sur les différentes thématiques étudiées, chacune selon ses spécialités. Les publications se feront alors au fil du temps.

Explications quant au processus d'analyse des résultats

Tout cela vous parait peut-être bien long. Quelques explications sont nécessaires pour comprendre le processus et apprécier le travail des équipes de recherche.

Les données recueillies qui vont constituer la base de données de recherche sont constituées de trois sources :

  • Le registre : base constituée par les données des patients-es des hôpitaux participants. Ce sont les données générales des personnes parmi lesquelles s’est effectué le tirage au sort des participants-es à l’enquête. Il comprend quelques données sociodémographiques et médicales des patients-es inscrits-es pour les consultations au moment de l’enquête.

  • Le questionnaire médical : base de données médicales communiquées par les médecins des personnes qui ont participé à l’enquête. Il comporte des données sociodémographiques, le mode de contamination, la date de diagnostic, les données sur le suivi de l’infection à VIH et les données de santé plus générales des participants-es.

  • Le questionnaire face à face : recueil de données comportementales, démographiques et sociales issu directement de l’enquête réalisée auprès des participants-es.

 

La première phase de travail qui s’est déroulée après l’enquête a consisté en une mise en forme de ces différentes bases de données de manière cohérente et homogène à l’aide d’outils appropriés au travail de biostatistique.

Ces bases de données étant établies, il a fallu ensuite les « rapprocher », c’est-à-dire identifier notamment les manques et les incohérences entre les bases. Il arrive en effet que certaines données de base ne coïncident pas directement selon les sources. Il est donc indispensable de retrouver la cohérence des données à l’aide de diverses règles qui, en général, donnent la priorité aux données du questionnaire en face à face. Mais cela permet aussi de compléter les données manquantes qui existent dans toutes les bases. C’est un travail long et minutieux qui doit être mené avec beaucoup de rigueur car de sa précision dépend celle des résultats de l’enquête qui seront présentés.

 

Grâce à ce travail aujourd’hui finalisé, les équipes de recherche disposent d’une base de données cohérente qui va permettre de produire :

  • Une analyse générale des données de l’enquête, photographie détaillée de qui sont les personnes vivant avec le VIH en cette décennie ;

  • Diverses analyses spécifiques sur les thématiques traitées par les différentes équipes de recherche de VESPA 3 (comme la qualité de vie des PVVIH en 2023, les inégalités sociales d’accès aux soins ou encore la santé sexuelle)

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